(EN COURS...Merci de patienter)

L'étonnante histoire de votre passé, de votre présent, et celle qui déterminera votre avenir. L'histoire de Drakke, héritier du sang des démons Gunjaks, d'un monde de magie, où tout peut arriver, même les voyages entre les univers.

 
 
 
 

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Mon nom est Drakke, seigneur dragon, élu Gunjak, et dernier de mon illustre race. Cette longue carte de visite ne vous dit peut-être rien, et pourtant j’ai participé aux plus grandes choses qui se sont passées dans la galaxie, qui ont maintes fois failli vous tuer, et je suis désormais à la tête d’un empire, dont vous faites parti, terrien. Du haut de mon grand âge, dont les siècles n’ont en rien élimé ma puissance, je vais vous apprendre l’histoire de votre galaxie, peut-être même bien plus que ça. L’origine même de la naissance de ceux de ma race m’est inconnue, tout autant que celle de notre genre. Je suis, en traduisant dans votre langage, ce qui s’apparente à un démon. J’ai assisté au déclin de ma race, les plus forts et résistants des démons, mais aussi les plus faibles au niveau de leurs pouvoirs, alors que les clans se disputaient la suprématie, pour que, une fois sous l’égide de cet unique clan, nous puissions enfin dominer tous les mondes. Je suis parti avant l’extinction de mon propre clan. J’étais encore jeune, et la bataille était pour moi déjà perdue. Je ne désirais pas me battre avec ceux de ma race, mourir avec eux, ou même sauvegarder l’esprit agressif, cette soif destructrice, qui nous incarnait. Nous étions des brutes, je n’ai pas honte à l’avouer. Mais j’étais assez différent pour ne pas vouloir considérer comme honneur, mourir jusqu’au dernier sans une cause juste, et j’ai choisi ne pas évoluer dans le monde du mal. J’ai migré, dans l’endroit où nous vivions, entre toutes choses. Là est le néant, les démons sont nés dans le vide entre les mondes. Quiconque s’y aventurerait, subirait mille tourments sans jamais en mourir, car assurément mes frères qui aiment le divertissement s‘en occuperaient. Le seul moyen que j’avais pour échapper à ces fous sanguinaires, fut de créer un portail démoniaque provisoire. Ces portails prennent une forme à leur entrée spécifique de son créateur, si toutefois il parvient à le faire seul.. Le mien était une gueule ouverte, celle d’un crâne de canidé humanoïde, d’où l’étrange lueur du vortex s’échappait. Son apparence était inquiétante, mais je ne pouvais pas le craindre, les démons ne connaissent pas la peur. Lorsque je l’ai franchi, je me suis retrouvé sur un monde en proie à de nombreuses agitations. Deux grandes alliances, composées de plusieurs races, s’entre déchiraient, pour leur survie et la gloire. D’un côté, les Orcs, fiers combattants, tout en muscle et en rage, de l’autre, les humains, les nains et les elfes. La création du portail, que je n’aurai jamais réussi sans l’aide de diverses incantations apprises à cette occasion et de divers rituels warlock, m’épuisa. Alors que je rencontrai un groupe d’orcs en patrouille, et après m’être démené à main nue et en avoir tué trois, ils me capturèrent. Visiblement, il ne voulait pas me tuer, car après ce que j’avais fait, ils s’étaient toujours contentés de me frapper avec leur arme pour m’assommer. Je me suis alors réveillé dans un endroit froid et humide, à même le sol, en compagnie des rats. Il n’y avait rien dans la minuscule pièce où j’étais, et ma taille n’arrangeait guère les choses. En effet, j’étais plus grand que les orcs que j’avais vu. J’eu l’occasion de voir la lumière faiblir trois fois, ce que j’apparentais à la nuit, avant de voir un orc vêtu d’une peau d’un animal à grands crocs, et à fourrure blanche. La tête de l’animal, servait de couvre-chef. Il affichait de nombreux glyphes sur diverses parties de son corps et de la fourrure. Mais surtout, un sourire narquois pendait à ses lèvres. C’est à cette période que je découvris que les démons pouvaient parler et comprendre toutes les langues, sans s’en rendre compte. Il me parla, d’un ton sournois, qui me disait que les orcs avaient peut-être l’âme aussi noire que les démons, à la différence près d‘être moins puissants.

- Mon nom est Gral’Kan. Je suis le plus grand sorcier de ce monde. Et je crois que toi et moi, nous allons pouvoir faire affaire ensemble.

- Mon nom est Drakke. Comment connais-tu ma langue? Et que me veux-tu, faible mortel?

- Ne me sous estimes pas, démon! Oui je sais tes origines, et je sais que tu vas devoir m’aider, où je te livre aux autres factions. J’ai entendu, en restant auprès de mon maître Nir’Zhig, qui tu étais. Ce dernier faiblit, et les démons me demandent de prendre la direction de Garal.

- Et en quoi cela nécessite-t-il ma présence?

- Car tu es un démon. Suffisamment puissant pour avoir ouvert un portail, seul, jusqu’à nous.

Cela ne me réjouissais guère de devoir servir à nouveau les démons, mais si ceux-ci n’était pas au courant de ma présence parmi ces mortels, je pouvais encore m’en sortir. On me laissa alors croupir un bon bout de temps. J’eus donc l’occasion de faire festin de rats et de blattes, d’hurler les pires atrocités tel un dément, histoire qu’ils se décident à me montrer autre chose que mes quatre murs et la plaque de fer épaisse d’environ dix centimètres qui me servait de portes. Je perdais en muscles, ce qui réduisait encore mes chances de briser mes chaînes et de m’échapper. J’eus toutefois l’occasion de briser le péroné d’un de mes geôliers imprudent. Puis un jour, près d’un mois avait dû s’écouler, un troll bizarrement accoutré en comparaison avec ce que j’avais vu jusqu’alors, quatre orcs dont deux des gardes des cachots et un être immense qui était ce qu’ils appelaient un ogre. L’ogre tenait mes chaînes tandis que le reste de la troupe m’encadrait. J’étais résolu, et ne demandais même pas où l’on m’emmenait, car enfin, on me sortait de ma cellule. On m’emmena jusqu’à l’orc qui était venu me voir par le passé, dans une pièce mal éclairée, mais où mes yeux de démon n’avait aucun mal à le discerner.

- Te souviens tu de mon nom, esclave?

Je répondis dans une sorte de soupir gutturale et profond:

- Gral’Kan. Comment oses-tu t’adresser à moi de cette façon mortel?

- Tu n’es pas en mesure de discuter. Tu vas combattre pour moi, dans l’arène, et je verrai ce dont tu es capable. Ensuite, si tu survis, tu m’aideras grâce à tes pouvoirs.

- Tu n’es pas correctement informé, Orc. Je suis un Gunjak, les démons dont la magie est la plus faible. Demandes à ceux que tu penses être mes frères, ils sont bien plus puissants.

- Ils ne comptent que sur moi, je dois amener le chaos, mais je n’y arriverai pas seul, et toi, tu as largement assez de pouvoir pour me permettre d’aller plus vite. Maintenant, guerriers, emmenez-le dans le cercle des peines, le Sorrows's Circle.

Ils m’emmenèrent jusqu’à une énorme herse. J’entendais la clameur d’une foule à l’extérieur. Apparemment, les cachots où j’étais enfermé jouxtaient ou se situaient en dessous d’une arène. Je pus entendre alors, une voie rocailleuse hurler à la foule déchaînée:

- Venu tout droit de Narimb, grand champion, tueur invétéré de Garal, voici, Huira Alkor!

Et la foule de lui répondre par de nouvelles acclamations. Et il reprit :

- Et maintenant, venu tout droit des ténèbres, créature véloce, née pour tuer, voici Drakke!

La herse devant moi s’ouvrit. La puissante lumière me surpris, moi qui avait passé trop de temps dans les ténèbres. L’air était brûlant, le vent sec, la poussière rouge du sol volait dans l’arène. Une foule immense était rassemblée sur des gradins, placés à une dizaine de mètres en surplomb de l’arène. L’ogre tenait toujours mes chaînes et me tirait vers l’un des deux piliers de l’arène. Il m’attacha à une autre chaîne, beaucoup plus longue, et qui me laissait libre de mes mouvements, mais sans pouvoir me séparer du pilier. Je vis en face, un être assez grand, massif, dans une armure de cuir et de bronze. Il s’approchait lentement, une massue hérissée d’énormes épines. Mon geôlier n’avait pas pris la peine de me fournir une arme, et je tendis mes muscles pour me préparer à l’effort. La créature fis encore quelques pas lents, et soudainement, brandit sa massue et hurla d’une voix puissante tout en me chargeant. Je répondis par un cri démoniaque, qui le fit hésiter dans sa course. C’est alors que j’envoya les chaînes fouetter son corps. Il fut plus surpris que souffrant, mais mon attaque le mis néanmoins dans une rage féroce. Il reprit sa charge et frappa. Malgré mes chaînes, il était beaucoup trop lent, à cause de son imposante stature, et je n’eu aucun mal à me jeter de côté pour esquiver. Il s’arrêta, chargea à nouveau, et à nouveau j’esquivais. Inlassablement il attaquait, toujours de cette façon dépourvue de toute tactique. Je ne comprenais pas comment la force pure avait pu faire de lui un champion, mais depuis la seconde esquive, je l’emmêlais de plus en plus dans la chaîne qui me retenais, tandis qu’il attaquait. Enfin elle le gênait suffisamment dans ses déplacements, et il tentait de s’en dépêtrer avec peu de résultats. C’est alors que je décidais de foncer, sautant sur son corps imposant pour le plaquer au sol, brandissant sa massue inutilement. Son agonie fut rapide, mes talents de tueur me permettant de l’étrangler avec froideur en une minute à l’aide de ma chaîne. Et quand enfin il relâcha son arme, je desserrai l’étreinte qui si on en oubliait l’issue, aurait eu l’air maternelle.Je me relevais calmement, tandis que progressivement, des cris provinrent de la foule. De joie ou de colère, je n’aurai pu le dire. Sûrement les deux, entre les parieurs ruinés, les assoiffés de sang et les vainqueurs.

 

 

 

 
 

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